Accueil Date de création : 03/03/07 Dernière mise à jour : 14/03/10 21:18 / 3532 articles publiés
 

JEAN FERRAT ...LE POETE A TOUJOURS RAISON.............  (COUP DE COEUR ..COTE MUSIQUE) posté le dimanche 14 mars 2010 21:18

Jean Ferrat, de son vrai nom Jean Tenenbaum, est un écrivain-parolier, musicien-compositeur et chanteur-interprète français, né le 26 décembre 1930 à Vaucresson (Hauts-de-Seine) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas[1] en Ardèche

Dernier de quatre enfants d'une famille modeste qui s'installe à Versailles en 1935, il poursuit ses études au collège Jules Ferry où il rencontre François Chabbey qui devient son ami d'enfance. Son père est joaillier et sa mère fleuriste. Durant la guerre, son père, Mnacha Tenenbaum[2], qui est juif[3], est déporté par les nazis et meurt à Auschwitz[4]. Jean Ferrat a onze ans quand il le perd. Il est alors caché par des militants communistes.

À quinze ans, il doit quitter le lycée pour travailler afin d'aider financièrement sa famille. Il commence en même temps des études de chimie et devient aide-chimiste jusqu'en 1954. Attiré par la musique et le théâtre, il entre dans une troupe de comédiens au début des années 1950, compose quelques chansons et joue de la guitare dans un orchestre de jazz. Il passe sans grand succès quelques auditions, fait des passages au cabaret sous le nom de Jean Laroche, et, ne se décourageant pas, décide de se consacrer exclusivement à la musique. Le jeune guitariste prend ensuite pour pseudonyme Frank Noël, avant d'opter pour Jean Ferrat (d'après la ville Saint-Jean-Cap-Ferrat).

En 1956, il met en musique Les yeux d'Elsa, poème de Louis Aragon dont il est un admirateur. C'est André Claveau, alors en vogue, qui interprète la chanson et apporte à Jean Ferrat un début de notoriété. Il se produit au cabaret parisien La Colombe de Michel Valette, en première partie de Guy Béart.

Artiste engagé

Compagnon de route du PCF sans jamais en avoir été membre[6], il a finalement pris ses distances avec Moscou. Dans la chanson Camarade, il dénonce l'invasion russe de Prague en 1968. Opposé à l'orientation pro-soviétique prise à l'issue du vingt-troisième congrès du Parti communiste en 1979, il fustige dans la chanson Le bilan, la déclaration de Georges Marchais, secrétaire général du PCF qui a évoqué en 1979 un bilan globalement positif[7] des régimes dits socialistes. Il apporte néanmoins son soutien à Georges Marchais lors des élections présidentielles de 1981, expliquant quelques années plus tard, dans la chanson Les cerisiers (1985), les raisons pour lesquelles il est demeuré fidèle à la mouvance communiste[8].

Il accuse le système commercial qui fait passer les considérations financières avant l'art des artistes créatifs. Publiant des lettres ouvertes aux différents acteurs de la vie culturelle, présidents de chaînes, ministres, il dénonce une programmation qui selon lui privilégie les chansons « commerciales » plutôt que les créations musicales et poétiques[9].

Il était membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie internationale de la promotion d'une culture de non-violence et de paix[10].
Jean Ferrat, dès ses débuts, oriente son inspiration dans deux directions : l'engagement social (Il est proche du
PSU puis du Parti communiste français) et la poésie. « Je ne chante pas pour passer le temps ». Ferrat a mis en musique de nombreux poèmes de Louis Aragon, et a tout au long de sa carrière cherché à donner à ses chansons une signification militante derrière le texte populaire.

Il évoque, à une époque où cela est encore dérangeant, la déportation. Sa chanson est déconseillée de passage sur les radios et la télévision[11], mais le public suit, et l'album Nuit et brouillard obtient le prix de l'Académie Charles-Cros.

Il chante l'Ardèche, région chère à son cœur, et fait de cet hommage à la France paysanne un de ses plus grands succès. Il s'installe à Antraigues-sur-Volane, qu'il ne quittera plus, y devenant même plus tard conseiller municipal.

Il a été proche des idées du Parti communiste français, mais jamais encarté et reste cependant critique envers l'URSS, notamment lors du printemps de Prague. Avec son ami Georges Coulonges, il y préfère la révolte des humbles, des simples gens ; il sera encore une fois interdit de télévision.

Après un voyage à Cuba qui le marque profondément et d'où il rapporte ses célèbres moustaches[12], c'est Mai 68 et ses événements qu'il vit intensément. Jean Ferrat retourne à sa passion pour la poésie; il met en musique Louis Aragon d'une façon magistrale.

Dans les années 1970, Jean Ferrat se fait plus rare, chaque nouvel album est un véritable événement et ses chansons sont commentées comme de véritables prises de position intellectuelle. Il affectionne les chansons qui font passer des messages forts tout en reposant sur un texte subtil et imagé au point d’en devenir parfois allégorique.

Fou de poésie
Les Yeux d’Elsa (1956) est sa première chanson sur un poème d’Aragon. En 1973, Ferrat chante Aragon se vend à plus de deux millions d’exemplaires. Dans Ferrat 95, il chante seize nouveaux poèmes d’Aragon. Dès son second 45-tours (1959), avec Ma môme, Ferrat chante le grand poète espagnol Federico Garcia Lorca, poète qu’il mettra dorénavant souvent en
musique.

« Je ne chante pas pour passer le temps »
Poésie et engagement sont pour Ferrat deux facettes d’une même expression de l’amour des femmes et de
l’humanité. Ses chansons mêlent poésie, amour (Les saisons), sensualité, tendresse (Berceuse), colère, hommage aux humbles et aux opprimés (Ma France), aux combattants de la liberté (La Commune).
Je vis de bouffées d’espoir " Jean Ferrat

Le chanteur Jean Ferrat vient à la Fête en ami de l’Humanité
On va découvrir à la Fête une exposition " Jean des encres, Jean des Sources ", un artiste qui parle de la chanson qu’il aime, un citoyen qui refuse la désespérance.

Vous êtes venu, jadis, au début des années soixante-dix, à la Fête, pour chanter sur la grande scène. Cette année, après une rencontre il y a deux ans sur la chanson, vous allez vous y exprimer sous la forme d’une exposition et de rencontres avec le public. Est-ce pour vous une manière d’apporter une contribution au centenaire de l’Humanité ?
Jean Ferrat. Ce serait bien présomptueux de ma part, je suis un petit artisan, quelqu’un qui a essayé de faire ce qu’il pouvait et c’est un honneur que me fait l’Humanité de prendre ainsi mon exposition dans la Fête du centenaire, je le ressens comme cela.



Nuit et brouillard

Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir

Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare

Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

UN JOUR UN HOMME ...PARMIS TANT D HOMMES...

TICHOUX

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HELO LES AMIDOUX....BISOUSSSSSSSSSSSX  posté le vendredi 19 mars 2010 08:37


BONJOUR  A VOUS MES AMIES AMIS

VENDREDI YESS

BONNE JOURNEE REMPLIE DE JOIE ET DE TENDRESSE

GROS BISOUS BISOUS ETOILES

UNE TITE CHANSON QUE JAIME BEAUCOUP

ZAZIE..JE SUIS UN HOMME....

TICHOUX

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JEAN CLAUDE BRIALY « Il y a des gens qui parlent, qui parlent - jusqu’à ce qu’ils aient enfin trou  (DES HOMMES DES FEMMES.QUI ENRICHISSENT MA VIE) posté le mercredi 17 mars 2010 15:47

Jean-Claude Brialy, né le 30 mars 1933 à Aumale en Algérie, mort à Monthyon le 30 mai 2007, était un acteur, réalisateur, scénariste et écrivain français.

Bibliographie

  • Le ruisseau des singes, Robert Laffont, Paris, 2000
  • J’ai oublié de vous dire, Xo, 2004
  • Mon Algérie, Timée éditions, 2006 avec DVD documentaire réalisé lors de son retour en Algérie par Yannis Chebbi et Michael Kazan
  • Les pensées les plus drôles des acteurs, Le Cherche midi, 2006
  • Les répliques les plus drôles du théâtre de boulevard, Le Cherche midi, à paraître 2007.

Issu de la Nouvelle Vague du cinéma français, il a joué dans plus d’une centaine de films tout au long d’une carrière débutée en 1956 et a côtoyé certains réalisateurs tels que Louis Malle, Claude Chabrol, François Truffaut ou Éric Rohmer. Habitué des seconds rôles, il a été sélectionné pour le César du meilleur acteur dans un second rôle avec Le Juge et l’Assassin en 1977 et l’a remporté avec Les Innocents.

Né à Aumale en Algérie, il est le fils d’un militaire français, qu’il suit dans ses multiples affectations pendant son enfance. Il passe par Blida en Algérie, par Annaba (anciennement Bône), puis par Marseille. La famille Brialy s’installe ensuite à Angers, au 10 de la rue Mirabeau. Jean-Claude et son frère vont à l’école au lycée David-d'Angers (où il connut son « premier émoi de comédien » dit-il dans son autobiographie) et les vacances se déroulent chez leurs grands-parents à Chambellay, à une trentaine de kilomètres au nord d’Angers. C’est dans ce village que Jean-Claude Brialy vit les plus beaux moments de son enfance, écrit-il en 2000 dans son autobiographie.
En 1946, il fait son entrée au Prytanée national militaire de La Flèche, dans la Sarthe, avant de déménager de nouveau à Saint-Étienne, et finalement passer son baccalauréat au collège épiscopal Saint-Étienne de Strasbourg, où il suit en parallèle des cours d’art dramatique.

Il obtient le premier prix de comédie au conservatoire de Strasbourg et entre alors au centre d’art dramatique de l’Est, où il interprète différents rôles de théâtre. Pendant son service militaire à Baden-Baden, il est affecté au service cinématographique de l’armée en Allemagne, l’occasion pour lui de tourner son premier court métrage, Chiffonard et Bon Aloi.

Son homosexualité

À propos de son homosexualité, il déclarait au magazine Têtu en mai 2005 qu’au début de sa carrière, « c’était tabou. D’ailleurs, je ne vois pas l’intérêt de dire : “Il est jaune”, “Il est juif” ou “Bonjour, je suis homosexuel”. Moi, j’étais un “homosexuel naturel”, je ne me suis jamais posé de questions, j’ai eu des aventures avec des femmes, des hommes… J’ai choisi les hommes par égoïsme, parce que je trouvais que les rapports étaient plus simples, mais aussi par goût. » Opposé au mariage gay mais favorable à un PaCS amélioré — « Les gens qui se pacsent devraient avoir les mêmes droits que les gens mariés » —, Jean-Claude Brialy s’est aussi beaucoup engagé dans la lutte contre le Sida, notamment aux côtés de Line Renaud : « Beaucoup croient que le sida se guérit, mais pas du tout, la mort est toujours au bout. Les homosexuels doivent montrer l’exemple et encourager les gens à se protéger, à se défendre. Je suis un porte-parole de Sidaction. Je vais aux réunions et il y a quelques années, j’ai fait avec Sophia Loren une vente aux enchères qui a rapporté 10 millions de francs. On a pu acheter une maison à Genève pour les gens en fin de vie. »

ROMY UNE DE SES GRANDE AMIE....

Citations

  • « Lorsqu’on sourit à la vie, elle vous rend ces sourires »
  • « Le théâtre et la vie peuvent parfois ne faire qu’un » (dans Le ruisseau des singes)
  • « Il y a des gens qui parlent, qui parlent - jusqu’à ce qu’ils aient enfin trouvé quelque chose à dire. », dans Mon père avait raison de Sacha Guitry
  • Fin de sa vie

    On a pu le voir aux obsèques de Gérard Oury, en juillet 2006, avec lequel il avait tourné Lévy et Goliath, aux funérailles de Philippe Noiret le 27 novembre 2006 et quelques semaines avant sa mort, à celles de Jean-Pierre Cassel. Quelques jours avant son décès, Jean-Claude Brialy était présent à Cannes pour les 60 ans du festival et également à l'émission Les Grosses Têtes de Philippe Bouvard, dont il était sociétaire.

    Il est mort à Monthyon le 30 mai 2007 des suites d’un cancer. Par pudeur et élégance, il n’avait averti personne, même parmi ses amis proches, de sa maladie. Il était commandeur de la Légion d'honneur, de l’ordre national du Mérite et de l’Ordre des Arts et des Lettres.

    Ses obsèques se sont déroulées en l’Église Saint-Louis-en-l'Île, le 4 juin 2007. La messe des funérailles fut concélébrée par l’évêque Jean-Michel di Falco et l’abbé Gérard Pelletier. Jean-Claude Brialy est enterré au Cimetière de Montmartre à Paris juste à côté de la fameuse « Dame aux Camélias ».

  • J AI LUE CE LIVRE . CES LIVRES LE RUISSEAU DES SINGES..ECT.. ..J AI AIME CET HOMME ..UN GRAND HOMME ..UN COEUR..UNE INTELLIGEANCE ...UN ETRE D EXECPTION..IL AIMAIT LES GENS ..PLEINE D ADMIRATION
  • UN EXEMPLE ....JUSTE AIMER...IL A ELEVE 2 ENFANTS PENDANT DE LONGUES ANNEES..CE FUT UNE DECHIRURE LORSQUE LA MAMAN EST VENUE LES REPRENDRE..UNE VIE BIEN REMPLIE AU SERVICE DES AUTRES, A L ECOUTE .....................
  • MERCI MONSIEUR BRIALY..
  • TICHOUX
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BONJOUR LES AMIDOUX BISOUS TOUT DOUX  posté le mercredi 17 mars 2010 09:38

BONJOUR LES AMIES AMIS

MERCREDI C EST PERMIS

LE JOUR DES ENFANTS ..PAS D ECOLE

AUJOURDHUI JE SUIS EN MODE .J AI PAS ENVIE DE FAIRE GRAND CHOSE..HE OUI ..IL Y A DES JOURS COMME CELA

C EST COOL ??

BONNE JOURNEE REMPLIE DE JOIE ET DE TENDRESSE

LE SOLEIL EST TOUJOURS LA ..

GROS BISOUS BISOUS ETOILES

LE GRAND FREDDY MERCURY ..UN GEANT

TICHOUX

UNE TITE FLEUR POUR VOUS ..NE DIT TON PAS LA JOIE D OFFRIR....

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GEORGES SAND..« Je voudrais mourir par curiosité »  (DES HOMMES DES FEMMES.QUI ENRICHISSENT MA VIE) posté le mardi 16 mars 2010 20:58

George Sand est le pseudonyme d'Amantine Aurore Lucile Dupin, romancière et écrivaine française, plus tard baronne Dudevant, née à Paris (anciennement au n° 15 de la rue Meslay, au 46 actuellement, 3e arrondissement) le 1er juillet 1804 et morte à Nohant le 8 juin 1876.

Elle a écrit des romans, des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre, une autobiographie, des critiques littéraires, des textes politiques.

  • Rose et Blanche (avec Jules Sandeau, roman, 1831)
  • La Fille d'Albano (1831)
  • Valentine (roman, 1831)
  • Indiana (roman, 1832)
  • Lélia (roman, 1833)
  • Aldo le Rimeur (1833)
  • Une conspiration en 1537 (1833)
  • Journal intime (1834)
  • Jacques (roman, 1834)
  • Le Secrétaire intime (roman, 1834)
  • La Marquise (roman, 1834)
  • Garnier (conte, Urbain Canel / Adolphe Guyot 1834)
  • Lavinia (1834)
  • Métella (1834)
  • André (roman, 1835)
  • Mattéa (1835)
  • Leone Leoni (roman, 1835)
  • Simon (roman, 1836)
  • Mauprat (1837)
  • Dodecation, ou le Livre des douze. Le Dieu inconnu (1837)
  • Les Maîtres mozaïstes (roman, 1838)
  • La Dernière Aldini (roman, 1838)
  • L'Orco (1838)
  • L'Uscoque (roman, 1838)
  • Gabriel (dialogue, 1839) [lire en ligne]
  • Spiridion (roman, 1839)
  • La Mare au diable (roman, 1846)
  • Ces beaux messieurs de Bois-Doré (1858)
  • Elle et lui (récit autobiographique sur ses relations avec Musset, 1859)
  • Jean de la Roche (1859)
  • La Petite Fadette (roman, 1849)
  • Contes d'une grand'mère vol. 1 (1873)
  • Ma sœur Jeanne (1874)
  • Flamarande (1875)
  • Les Deux Frères (1875)
  • La Tour de Percemont (1876)
  • Contes d'une grand'mère vol. 2 (1876)
  • Marianne (1876)
  • Légendes rustiques (La Reine Mab. La Fée qui court. Fanchette) (1877)
  • L'Orgue du Titan (1873)
  • Les Ailes du courage
  • "
  • Contes d'une grand'mère vol. 1 (1873)
  • Ma sœur Jeanne (1874)
  • Flamarande (1875)
  • Les Deux Frères (1875)
  • La Tour de Percemont (1876)
  • Contes d'une grand'mère vol. 2 (1876)
  • Marianne (1876)
  • Légendes rustiques (La Reine Mab. La Fée qui court. Fanchette) (1877)
  • L'Orgue du Titan (1873)
  • Les Ailes du courage

Il était courant qu'une femme écrivain, au XIXème siècle, prenne un pseudonyme masculin pour écrire - De même, contrairement à l'exploit qu'on en fait, George Sand n'était pas la seule femme de son époque à s'habiller en homme afin de forcer les limites imposées aux femmes et d'accéder à des lieux interdits - fosses de théâtre, bibliothèques restreintes, procès publics. D'ailleurs, George Sand, dans son autobiographie Histoire de ma vie, explique que ce fut d'abord pour des raisons monétaires qu'elle se mit à s'habiller en homme : se trouvant fort démunie à son arrivée à Paris (son mari avait gardé l'autorité sur sa fortune et sa propriété de Nohant), et les frais d'habillement étant moindres pour les hommes, et très élevés pour les femmes, il lui fut plus économique de s'habiller en homme. (Autre précision : elle n'en faisait pas une habitude quotidienne, loin de là, et elle n'en restait pas moins femme, très belle, qui plus est, et qui savait plaire en tant que telle, contrairement à la "travestie" qu'on semble vouloir en faire de nos jours.) Ainsi, il était courant qu'une femme écrivain prenne un pseudonyme masculin ; mais George Sand fut la seule femme écrivain de son siècle dont les critiques parlaient au masculin et qui était classée non pas parmi les "femmes auteurs", mais parmi les "auteurs", au même rang que Balzac ou Hugo. Il n'était pas exceptionnel qu'une femme se déguise en homme pour forcer les portes ; mais la liberté d'esprit et de mœurs, la farouche indépendance, le refus total de l'idéal féminin imposé par les hommes de l'époque, le rejet du mariage, la force inaltérable de sa volonté, toutes ces caractéristiques de Sand, tenaient, elles, de l'exceptionnel en effet

Si aujourd'hui on la voit comme "la bonne dame de Nohant", douce et sans danger, il faut savoir qu'à ses débuts elle fit scandale, et elle fit peur. Le scandale concernait bien moins ses attitudes que ses écrits : ses trois premiers romans, Indiana, Valentine et "l'abominable Lélia", comme l'appelait le critique Jules Janin dans son feuilleton du Journal des Débats, furent trois brûlots contre le mariage, dans lequel le mari était trompé, l'amant un lâche et la femme magnifiée par sa révolte contre les conventions sociales et le pouvoir masculin. Engagés pour la "réhabilitation de la femme", ainsi que George Sand le formulait, ses romans s'ouvrirent ensuite à la révolte sociale en faveur des ouvriers et des pauvres (Le Compagnon du Tour de France), à la révolte politique contre la royauté et pour la République.

Après avoir co-écrit, avec Jules Sandeau, un premier roman, Rose et Blanche, c'est en 1832 qu'elle fit paraître Indiana, sa première œuvre personnelle, bientôt suivie de Valentine et de Lélia (1833). C'est le succès en librairie de Lélia ( un best-seller à l'époque) qui valut à Sand d'entrer définitivement dans le cercle des grands écrivains de son temps, et qui lui permit de vivre de sa plume.

Sa vie sentimentale

Elle eut de nombreux amants, et quelques passions qui l'influencèrent considérablement : l'écrivain Jules Sandeau, le poète Alfred de Musset, l'avocat Michel de Bourges, le pianiste et compositeur Frédéric Chopin.

Après Jules Sandeau, et une aventure brève et malheureuse avec l'écrivain et archéologue Prosper Mérimée, sa liaison suivante fut avec le jeune Alfred de Musset, de dix ans son cadet. Leur relation, houleuse, passionnée, agrémentée de trahisons (le fameux séjour à Venise où Musset courra les grisettes pendant que George Sand était malade et où George Sand guérie trompa Musset, malade à son tour, avec son médecin Pietro Pagello) et de ruptures, donna lieu à une intense correspondance qui compte des lettres d'amour parmi les plus belles de la langue française. Après la mort d'Alfred de Musset, George Sand fit paraître Elle et lui, qui racontait leur histoire ; choqué par le rôle que Sand faisait jouer à son frère dans son récit, Paul de Musset répondit par Lui et elle - et Louise Colet, qui avait eu une liaison avec Musset, renchérit par un Lui.

De 1835 à 1837, George Sand fut l'amante de Michel de Bourges, l'avocat qui défendait ses intérêts, ardent républicain et futur député. Ce fut lui qui la convertit à la République et au socialisme. Ce fut également lui qui la défendit lors au procès de son divorce avec Casimir Dudevant, et obtint qu'elle récupèrât sa propriété de Nohant.

George rencontra Frédéric Chopin en 1836, et resta avec lui près de 10 ans (de 1838 à 1847). À Majorque, on peut visiter aujourd'hui la chartreuse de Valldemossa où elle passa l'hiver 1838-39 avec Frédéric Chopin et ses enfants. Ils avaient une liaison compliquée. Ils devinrent amis, puis amants ; Chopin malade, leur relation devint chaste, pour finalement s'apparenter à une relation mère-fils.

 

Portrait de George Sand et Frédéric Chopin par Eugène Delacroix en 1838.

On a beaucoup glosé sur la vie amoureuse de George Sand et, notamment, sur ceux de ses amants les plus célèbres. D’autres amours pourtant, ont structuré ou accompagné sa vie. On dit aujourd’hui qu’elle était une femme libre, mais l’indépendance a un prix. Être femme indépendante était très difficile en 1825. Sa vie privée fut un combat, souvent houleux et toujours douloureux.

“ La vie est une longue blessure qui s’endort rarement et ne se guérit jamais ”
Cette instabilité affective faisait souffrir George Sand, la rencontre avec Chopin allait y mettre fin pour plusieurs années
C’est dans le salon de
Marie d’Agoult, à l’hôtel de France, que George Sand fit la connaissance de Chopin en 1836, mais leur liaison ne commença qu’en juin 1838. Leurs amours étaient discrets, car Chopin craignait les réactions de sa famille, et ce premier été fut un été heureux. À l’automne, pour fuir la jalousie de Mallefille, pour la santé de Maurice, qui avait des rhumatismes, et surtout pour celle de Chopin qui toussait de manière inquiétante, Sand décida de partir et d’emmener tout le monde aux Baléares. Ils embarquèrent pour Majorque, le 7 novembre 1838, s’installèrent d’abord à Palma, puis à la chartreuse de Valldemosa.
Après un séjour désastreux, ils quittèrent la chartreuse pour Marseille où ils arrivèrent le 24 février 1839. Chopin allait très mal, il lui fallait du repos. Ils s’installèrent à l’hôtel Beauvau où ils allaient rester trois mois. Villégiature studieuse, pendant laquelle ils travaillèrent et ne s’accordèrent qu’une excursion à Gênes. Sand avait des dettes importantes, elle réclamait des avances à
Buloz réticent, qui jugeait ses derniers romans – Spiridion et les Sept Cordes de la Lyre – trop mystiques et trop philosophiques. Elle avait réécrit Lélia et elle lui envoya Gabriel.

Lettre à Chopin
Cher ami

Je suis heureuse de vous dire que j'ai
bien compris, l'autre jour, que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je conserve le souvenir de votre
baiser et j'aimerais beaucoup que ce soit
une preuve que je suis aimée et désirée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez vraiment me voir
vous dévoiler sans aucun artifice mon âme
toute nue, daignez au moins venir chez moi:
nous bavarderons franchement entre amis.
Je vous prouverai que suis la femme
capable de vous apporter l'affection
la plus étroite et aussi la plus profonde,
l'épouse la plus fidèle, la plus sûre
que vous puissiez imaginer! Oh comme votre
amour me sera doux, car la solitude qui m'ha-
bite est longue, dure et sûrement bien
pénible, et mon âme est follement é-
branlée, venez bien vite et vous pourrez me la
faire oublier. Et à vous, je veux me sou-
mettre entièrement.

Post Scriptum:

Lisez attentivement le texte ci-dessus.

Puis, après vous être bien imprégné de l'ambiance romantique de la chose, lisez à présent les seules lignes en italique.

Vous saurez maintenant qu' « il faut savoir lire entre les lignes... »

Son engagement politique

C'est sa relation avec l'avocat républicain Michel de Bourges qui la poussa à s'engager en politique. En 1841 elle fonde avec Pierre Leroux la Revue Indépendante.

George Sand se lie à des démocrates comme Arago, Barbès ou encore Bakounine et se réjouit en 1848 de la chute du roi Louis-Philippe et de la fin de la Monarchie de Juillet affichant son engagement politique social et communiste. Mais après les journées de juin, où elle assiste à la violence des révoltes, elle se retire à Nohant. Elle est contrainte d'écrire pour le théâtre à cause d'embarras financiers. Mais elle ne se cantonne pas à Nohant, voyageant aussi bien en France et notamment chez son grand ami Charles Robin Duvernet au château du Petit Coudray ou encore à l'étranger

Ses dernières années

Elle s'installe dans une relation apaisée avec un ami de son fils Maurice, Alexandre Manceau. Il fut pendant 15 ans à la fois son amant et son secrétaire. Elle devient l'amie épistolaire de Flaubert et la seule femme admise aux dîners Magny, au cours desquels elle retrouve Théophile Gautier, les frères Jules et Edmond Goncourt, Sainte-Beuve, Taine...

En 1868, Lina, sa belle-fille, donne naissance à une petite Gabrielle, qui sera la dernière petite-fille de George Sand, et qui sera connue sous le nom de Gabrielle Sand. Cette même année, elle aménage un petit pied-à-terre au n° 5 de la rue Gay-Lussac à Paris qu'elle gardera jusqu'à son dernier souffle.

Elle n'arrête pas d'écrire jusqu'à sa mort survenue à Nohant, d'une occlusion intestinale, en 1876, alors qu'elle avait 71 ans.

Anecdote

A sa mort, George Sand laissa derrière elle une collection de verres à eau, vin, coupes à champagnes, etc. qu'elle s'était fait faire en cristal. Ces verreries, dont les authentiques sont aujourd'hui parfois trouvables chez certains marchands spécialisés, ont la particularité d'être à leurs bases colorées de bleu et, dans les parties supérieures de jaune.

Hommages

  • Honoré de Balzac l'a transposée dans le très beau personnage de Félicité des Touches dans Béatrix comme « l'illustre écrivain qui fume le narghilé »
  • Victor Hugo a déclaré le 8 juin 1876 : « Je pleure une morte, je salue une immortelle ! ».
  • Fedor Dostoïevski : « Les femmes de l’univers entier doivent à présent porter le deuil de George Sand, parce que l’un des plus nobles représentants du sexe féminin est mort, parce qu’elle fut une femme d’une force d’esprit et d’un talent presque inouïs. Son nom, dès à présent, devient historique, et c’est un nom que l’on n’a pas le droit d’oublier, qui ne disparaîtra jamais (...). » Journal d’un écrivain, juin 1876.

Cinéma

Télévision

Musique

le destin d une femme qui as osée ...faire ..dire...admiration

ALFRED DE MUSSET


Puis il y eut la passion Musset. George Sand rencontra Alfred de Musset, lors d’un dîner organisé par Buloz - chez Lointier, 104, rue de Richelieu - pour ses collaborateurs, en juin 1833. Ils se revirent et, le 25 juillet, après avoir lu Lélia, il lui écrivait :
Je suis amoureux de vous. Je le suis depuis le premier jour où j’ai été chez vous.

En janvier 1831, Aurore Dudevant quittait Nohant pour un premier séjour à Paris, où elle allait conquérir son indépendance. Elle y retrouva Jules Sandeau, rencontré l’été précédent et fut engagée comme journaliste au Figaro par Henri de Latouche. Au bout de quelques mois elle s’installa avec Sandeau dans un appartement situé 25 quai Saint-Michel.
" Je voudrais avoir une sortie pour laisser échapper Jules à quelque heure que ce fût, car enfin mon mari peut tomber je ne dirai pas du ciel, mais de la diligence, un beau jour à 4 h. du matin et n’ayant pas de gîte me faire l’honneur de débarquer chez moi. "

Alexandre Manceau

La révolution de 1848 et l’investissement personnel de George Sand dans le combat républicain, masquèrent momentanément la souffrance et l’amertume laissées par les drames familiaux de l’année précédente. Victor Borie l’accompagna pendant cette période, mais à la fin de l’année 1849, Maurice amena à Nohant Alexandre Manceau, le dernier compagnon, celui qui allait partager sa vie pendant quinze ans.

Lettre de George Sand à Alfred de Musset

Cher ami,

Je suis toute émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre jour que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir ainsi
vous dévoiler, sans artifice, mon âme
toute nue, daignez me faire visite,
nous causerons et en amis franchement
je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde, comme la plus étroite
amitié, en un mot : la meilleure épouse
dont vous puissiez rêver. Puisque votre
âme est libre, pensez que l'abandon ou je
vis est bien long, bien dur et souvent bien
insupportable. Mon chagrin est trop
gros. Accourrez bien vite et venez me le
faire oublier. A vous je veux me sou-
mettre entièrement.

Votre poupée

Réponse d'Alfred De Musset:

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage,
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un coeur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots,
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

Alfred de Musset

Réponse de George 

Cette insigne faveur que votre coeur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.

George Sand

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